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Введение во храм Пресвятой Владычицы нашей Богородицы и Приснодевы Марии

4 декабря / 21 ноября

Oдин из двенадцати праздников неподвижного круга, отмечаемый Церковью 4 декабря (21 ноября). Праздник не относится к числу древнейших. Однако уже в конце VII в. этот праздник, по всей вероятности, отмечался. Столетием позже он был введен и в Kонстантинополе. На Западе он был впервые отпразднован в Авиньоне в 1374 г.

Наряду с Рождеством Богородицы праздник Введения Ее во храм возник на основании Церковного Предания. В апокрифическом «Евангелии Иакова» говорится: «Дитя достигло трехлетнего возраста, и сказал Иоаким: «Позовите непорочных дев еврейских, и пусть возьмут светильники и зажгут их, и пусть не обращается назад Дитя и дух Ее да не отделится от Дома Божия». И девы сделали так и вошли в храм. И первосвященник принял Дитя, поцеловал Ее и сказал: «Мария, Господь дал величие имени Твоему во все роды, и в конце дней Господь проявит в Тебе цену искупления сынов Израилевых». И он поставил Ее на третью ступень жертвенника, и Господь Бог излил милость Свою на Нее, и Она дрожала от радости и плясала на ногах Своих, и полюбил Ее весь дом Израилев. Пошли родители Ее, дивясь и славя Бога, что Дитя не обернулось к ним. Мария воспитывалась, как голубица, в храме Господнем и получала пищу из рук Ангелов».

Средневековые авторы добавили к рассказу апокрифа одну знаменательную деталь: принимая Дитя, первосвященник ввел Ее в Святое Святых храма. Святое Святых храма было местом, скрытым от взоров людей. Туда входил, да и то раз в год, только первосвященник. Там во мраке пребывала незримая Слава Господня.wwedenie

Тайна этого Богородичного праздника вводит нас в глубинную сущность Предания. Церковь нарушает молчание Священного Писания, раскрывая неисповедимые пути Господни, которые предуготовляют Вместилище Божественного Слова, Богородицу, Kоторая вводится во Святое Святых как «священное сокровище славы Божией». Это таинственное предуготовление вочеловечения Христа: избранная Дева предуготовляется в храме Иерусалимском, чтобы стать пречистым храмом Спасовым, и позднее Сын воспримет от Нее храм тела Своего, который должен быть разрушен и в три дня воздвигнут (см. Ин. 2, 18-22).

Текст взят из книги «Православие. Словарь-справочник» ДарЪ, 2007

Молитвословия праздника


Тропарь, глас 4

Днесь благоволения Божия предображение, / и человеков спасения проповедание, / в храме Божий ясно Дева является, / и Христа всем предвозвещает. / Той и мы велегласно возопиим: / радуйся смотрения // Зиждителева исполнение.

Кондак, глас 4

Пречистый храм Спасов, / многоценный чертог и Дева, / священное сокровище славы Божия / днесь вводится в дом Господень, благодать совводящи, / яже в Дусе Божественнем, / юже воспевают Ангели Божии: // Сия есть селение небесное.




Tropaire

Préfiguration de la bienveillance de Dieu, annonce du salut des hommes, aujourd’hui dans le Temple la Vierge se manifeste aux yeux de tous et d’avance proclame le Christ au monde entier. Chantons-lui nous aussi d’une voix forte : “Réjouis-toi, qui accomplis le dessein du Créateur.

Kondakion

Temple très pur du Sauveur, Trésor sacré de la gloire de Dieu, La Vierge est conduite dans la Maison du Seigneur et avec elle, la grâce du Saint Esprit. Les Anges lui clament : Chantons le tabernacle de la Divinité.


Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie

Par l’Archimandrite Lev (Gillet) (1893-1980).

Quelques jours après le commencement de l’Avent, l’Eglise célèbre la fête de la Présentation de la Sainte Vierge au Temple. Il est juste que, au début du temps de préparation à Noël, notre pensée se porte vers la Mère de Dieu dont l’humble et silencieuse attente doit être le modèle de notre propre attente pendant l’Avent. Plus nous nous rapprocherons de Marie par prière, notre docilité, notre pureté, plus se formera en nous Celui qui va naître.

Que Marie, toute petite enfant, ait été présentée au Temple de Jérusalem pour y vivre, désormais appartient au domaine de la légende, non à celui de l’histoire[1]. Mais cette légende constitue un gracieux symbole dont nous pouvons tirer les plus profonds enseignements spirituels.

Les trois lectures de l’Ancien Testament lues aux vêpres, le soir du 20 novembre (donc au début du 21 novembre, puisque la journée liturgique va du soir au soir), ont rapport au Temple. La première leçon (Exode 40) évoque les ordres donnés par Dieu à Moise concernant la construction et l’arrangement intérieur du tabernacle. La leçon (1 Rois 8:1-11) décrit la dédicace du Temple de Salomon. La troisième leçon (Ezéchiel 43:27- 44:4), déjà lue le 8 septembre, en la fête de la Nativité de la Vierge, nous parle de la porte du sanctuaire, fermée tout homme et par laquelle Dieu seul entre.

Ces trois textes ont symboliquement pour objet la Mère de Dieu elle-même, temple vivant et parfait.

Les évangiles lus à matines et à la liturgie sont ceux qui ont été lus lors de la fête du 8 septembre. On trouvera à cette date, au chapitre précédent, un bref commentaire de l’évangile de la liturgie.

L’évangile lu aux matines décrit la visite faite par Marie à Elizabeth. Deux phrases de cet évangile expriment bien l’attitude de l’Eglise envers Marie et indiquent pourquoi celle-ci a été en quelque sorte mise à part et au-dessus de tous les autres saints. Il y a d’ abord cette phrase de Marie elle-même : « Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses ». Et il y a cette phrase dite par Elisabeth à Marie : « Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni ». Quiconque nous reprocherait de reconnaître et d’honorer le fait que Marie soit « bénie entre les femmes » se mettrait en contradiction avec l’Ecriture elle-même. Nous continuerons donc, comme « toutes les générations », à appeler Marie « bienheureuse ». Nous ne la séparerons d’ ailleurs jamais de son Fils, et nous ne lui dirons jamais « tu es bénie » sans ajouter ou du moins sans penser. « Le fruit de tes entrailles est béni ». Et s’il nous est donné de sentir parfois l’approche gracieuse de Marie, ce sera Marie portant Jésus dans son sein, Marie en tant que mère de Jésus, et nous lui dirons avec Elizabeth : « Comment m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? »

A la liturgie du même jour, nous lisons, ajoutés l’un à l’autre, deux passages de l’évangile que l’Eglise répétera à toutes les fêtes de Marie et auxquels cette répétition même donne la valeur d’une déclaration particulièrement importante. Jésus loue Marie de Béthanie, assise à ses pieds et écoutant ses paroles, d’avoir choisi « la meilleure part qui ne lui sera pas enlevée », car « une seule chose est utile ». Ce n’est pas que le Seigneur ait blâmé Marthe, si préoccupée de le servir, mais Marthe « s’inquiète et s’agite pour beaucoup de choses ». L’Eglise applique à la vie contemplative, en tant que distincte de (nous ne disons pas : opposée à) la vie active, cette approbation donnée à Marie de Béthanie par Jésus. L’Eglise applique aussi cette approbation à Marie, mère du Seigneur, considérée comme le modèle de toute vie contemplative, car nous lisons dans d’autres endroits de l’évangile selon Luc : «Marie … conservait avec soin, tous ces souvenirs et les méditait en son cœur… Et sa mère gardait fidèlement tous ces souvenirs en son cœur» (2: 19,51). N’oublions pas d’ailleurs que la Vierge Marie s’était auparavant consacrée, comme Marthe, et plus que Marthe, au service pratique de Jésus, puisqu’elle avait nourri et élevé le Sauveur. Dans la deuxième partie de l’évangile de ce jour, nous lisons qu’une femme « éleva la voix » et dit à Jésus : «Heureuses les entrailles qui t’ont porté et les mamelles que tu as allaitées ». Jésus répondit : «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la gardent». Cette phrase ne doit pas être interprétée comme une répudiation de la louange de Marie par la femme ou comme une sous-estimation de la sainteté de Marie. Mais elle met exactement les choses au point ; elle montre en quoi consiste le mérite de Marie. Que Marie ait été la mère du Christ, c’est là un don gratuit, c’est un privilège qu’elle a accepté, mais à l’origine duquel sa volonté personnelle n’a pas eu de part. Au contraire, c’est par son propre effort qu’elle a entendu et gardé la parole de Dieu. En cela consiste la vraie grandeur de Marie. Oui, bienheureuse est Marie, mais non principalement parce qu’elle a porté et allaité Jésus; elle est surtout bienheureuse parce qu’elle a été, à un degré unique, obéissante et fidèle. Marie est la mère du Seigneur ; elle est la protectrice des hommes: mais, d’abord et avant tout cela, elle est celle qui a écouté et gardé la Parole. Ici est le fondement « évangélique » de notre piété envers Marie. Un court verset, chanté après l’épître, exprime bien ces choses : « Alléluia, Ecoute, ô ma fille et vois, et incline ton oreille» (Psaume 45: 10). Quant à l’épître lue aujourd’hui, elle rappelle l’arrangement du sanctuaire et du « saint des saints» : ce texte lui aussi se rapporte symboliquement à Marie.

Le sens spirituel de la fête de la Présentation est développé dans les divers chants de l’office et de la liturgie. Les deux thèmes principaux que nous y trouvons sont les suivants. D’abord la sainteté de Marie. La petite enfant séparée du monde et introduite au Temple pour y demeurer évoque l’idée d’une vie séparée, consacrée, «présentée au Temple», une vie d’intimité avec Dieu : « Aujourd’hui la Toute Pure et toute sainte entre dans le Saint des Saints». Il est évident que l’Eglise fait ici une allusion spéciale à la. virginité, mais toute vie humaine dans des mesures diverses, peut être une vie «présentée au Temple» une vie sainte et pure avec Dieu. Le deuxième thème est la comparaison entre le Temple de pierre et le Temple vivant : «Le Temple très pur du Sauveur… est conduite aujourd’hui dans la maison du Seigneur, apportant avec elle la grâce de l’Esprit divin ». Marie qui portera. le Dieu-Homme dans son sein, est un temple plus sacré que le sanctuaire de Jérusalem; il convenait que ces deux temples se rencontrassent, mais ici c’est le temple vivant qui sanctifie le temple bâti. La supériorité du temple vivant sur le temple de pierre est vraie d’une manière spéciale de Marie parce quelle était l’instrument de l’Incarnation. Mais, d’une manière plus générale, cela est vrai de tout homme uni à Dieu : «Ne savez-vous que vous êtes le temple de Dieu ? Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ?».

D’autres pensées, que les textes liturgiques n’expriment pas explicitement nous sont cependant suggérées par cette fête. Si notre âme est un temple où Dieu veut demeurer il convient que Marie y soit «présentée» : il faut que nous ouvrions notre âme à Marie, afin qu’elle vive dans ce temple, – notre temple personnel. D’autre part, puisque l’Eglise entière, puisque toute l’assemblée des fidèles est le corps du Christ et le Temple de Dieu considérons la fête d’aujourd’hui comme la Présentation de Marie dans ce Temple, – la sainte Eglise universelle. Ce Temple qu’est l’Eglise rend aujourd’hui hommage à ce Temple qu’est Marie.


[1] Note : D’après les évangiles apocryphes (le pseudo-Jacques, le pseudo-Matthieu, etc.), Marie aurait été amenée au temple par ses parents à l’âge de trois ans, et elle y serait demeurée. La fête de la Présentation a d’abord été célébrée en Syrie (qui est justement le pays des apocryphes) vers le VIe siècle. Au VIIe ou VIIIe siècles, des poèmes liturgiques grecs étaient composés en l’honneur de la Présentation. Néanmoins le ménologe de Constantinople, au VIIe siècle, ne mentionne pas encore cette fête. Elle était cependant célébrée à Constantinople au XIe siècle.

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